Le 7e lancement du lanceur H3 est un échec : H3 a décollé à 1h51 UTC du Tanegashima Space Center mais le second étage du lanceur s'est arrêté prématurément.
Le satellite Michibiki-5, satellite pour le système QZSS (Quasi-Zenith Satellite System, amélioration des signaux GPS) n’a pas été placé sur l’orbite prévue GTO.

Crédit : @SACJ1999 ou @clearusui

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https://www.youtube.com/watch?v=QnJD909Jzwg
Dans un communiqué publié après le lancement, l'Agence japonaise (JAXA) a souligné un problème avec le moteur LE-5B-3, qui est alimenté par une combinaison d'hydrogène liquide et d'oxygène liquide.
Les premières analyses de la JAXA suggèrent que la défaillance a débuté lors de la séparation de la coiffe, des accélérations anormales ayant été mesurées sur l'adaptateur de charge utile.
La conséquence du violent choc fut immédiate. Juste après la séparation de la coiffe, la pression dans le réservoir d'hydrogène du deuxième étage commença à chuter. La position du réservoir, directement sous la coiffe, le rendait particulièrement vulnérable à l'énergie anormale du choc transmise par la structure de la fusée. Les systèmes de contrôle du véhicule tentèrent de compenser ; la soupape de pressurisation du réservoir s'ouvrit correctement et resta ouverte, mais la fuite était trop importante pour être réparée. La poussée du moteur du deuxième étage a chuté de 20 % par rapport à son premier allumage et a continué de diminuer. Ceci a finalement entraîné l'échec de la seconde mise à feu prévue, condamnant la mission.
Les caméras embarquées montrent d'importants dégâts sur le satellite QZS-5, et il semblerait même que le satellite ait été endommagée dès le départ.
La panne de propulsion n'était pas la seule anomalie. Par ailleurs, les données télémétriques ont montré que, bien que la fusée ait envoyé l'ordre de larguer sa charge utile, le signal de confirmation électronique de la séparation physique de la charge utile n'a jamais été reçu.

source @TS86142


